Pour en terminer, petit résumé de l'opération Grande Lessive d'hier.
Malgré toutes les doutes des Cassandre ici et là, j'ai le plaisir de dire que les œuvres accrochées sur notre fil (30 photographies, aquarelles ou gravures originales + 10 impressions numériques de dessins d'enfants) n'ont pas subit le moindre vandalisme.



A signaler tout de même deux petites choses troublantes :
Premièrement, un échange !
Quelqu'un a pris la photo que nous avait envoyé Olivier Guitard de Nantes et l'a remplacé par un joli tirage baryté de Düsseldorf avec une dédicace, le tout soigneusement protégé.
Je ferai donc très bientôt parvenir à Olivier cette image.
Notre curiosité a été bien titillée par cette histoire...
Deuxièmement, moins réjouissant, quelqu'un a pris ou, je pense, plus simplement a ôté la photographie ci-dessous


© Léo Tedo

Comme j'avais tout à fait encouragé son choix, je me sens encore plus particulièrement concernée.
Je ne sais pas si la taille et la définition sur internet permettent de distinguer qu'il s'agit d'un voile posé sur un poteau au bord d'un trottoir...
J'aime beaucoup cette image, attrapée au hasard d'une ballade dans Paris et l'esprit surréaliste qui a présidé à sa prise de vue..
Même si j'ai naturellement été contrariée en découvrant sa disparition, j'adore l'idée que quelqu'un n'ai pas pu supporté le double sens évident qu'elle contient au point de se décider pour un acte aussi grave qu'un vol, car ça en est un finalement ...
Cela prouve, si nécessaire, que le pouvoir de l'art reste intact.
Et c'est bien réjouissant.
J'avais beaucoup insisté au moment du choix des photos auprès de mes élèves en particulier et de mes copains pour que le travail présenté soit esthétiquement abordable par un public non initié et je pense que la sélection présentée était cette année encore facile d'accès ; c'est un parti pris mais aussi un effort que nous avons fait, car chacun aurait pu préférer choisir plutôt sa meilleure photo.
Cette disparition est fort intéressante à mon sens parce qu'elle permet de se rappeler, pour ceux dont je fais parti qui auraient tendance à rêver, que nous ne vivons pas dans le monde de Bambi.
Et que face à notre désir enfantin de partage, peuvent se dresser des forces moins joueuses.

Pour finir sur une note plus gaie, la totalité des œuvres que nous avons accrochées le matin sont visibles sur le site de Jean-François